Le Sénégal

Dakar #2

Du dimanche 30 novembre au vendredi 5 decembre

Une journée à Gorée

Arrivée du bateau
Déversant sa foule
Sur ces côtes sanglantes
De tristes histoires
De centaines d’années
D’un commerce barbare…

Le soleil, la mer
Sculptures et peintures
Le temps est passé
La paix est venue
Ballade dans les rues chaudes et colorées de Gorée
L’atmosphère est calme, reposé
L’eau est douce et salée
Mangeons du poissons grillées…

Des hommes
Des femmes
Des enfants
Cellules humides et froides
Maladie et mort
Compagnons de misère
Violés, torturés
Passés par la porte
Du voyage sans retour
Vers les colonies
Les champs de la mort
Exilés, mutillés
Travail forcé
Ne pas oublier

En sortant, questionnement
L’esclavage est-il  vraiment finit ?
Les travailleurs de la misère
Les opprimés, les exploités
La page est-elle tournée ?
Le commerce triangulaire
Naissance du capitalisme
Les fondement sont restés
La quête aux profits
Eviction des droits humains…

Quotidien

De SICAP Karac au Boulevard Dial Diop
De chez Marc-André au CCBS
Le Centre Culturel Blaise Senghor
Retrouver ses amis
Omar et Shérif
A l’ombre de l’arbre
Salamalekoum
Malekoumsalam
ça va ? ça va bien
S’assoir avec eux
Attendre tranquillement
Que le jour se passe
Passer l’ardeur du soleil
Impropre au travail
Tout commence à 17h…

Début avec la compagnie « Forêt Sacrée »

La musique résonne
Les danses commencent
Les ballets se succèdent
Jusqu’à 21h30.
Aujourd’hui, début des cours
Après une semaine d’observation
Je commence à danser
Ibrahim, le fils de Jo
Sera mon professeur
Nous apprenons une danse Soco
Danse des fôrestiers
Accompagnée au djumbe
Demain rendez-vous à 9h
Western Union, Parcelles

Animation « Western Union »

Je retrouve la compagnie « Fôret Sacrée »
Sur un trottoir devant une banque
Quelques marches, une sono
Un carrefour en face
Le trafic est dense
Scène misérable pour un spectacle de rue
Dix percussionnistes
Quatre danseuses
Trois danseurs
Un animateur…

Les danses se succèdent
Puis vient l’animateur
Offrant une ribambelles d’objets publicitaires
Casquettes, crayons, bananes…
Le public se fait plus compacte
L’endurance est incroyable
Environ cinq heures

Cela me libère, je me permet d’improviser
Le fait d’être blanc soulève un brouaha de cri et de rires
« Toubab ! Toubab ! »
J’utilise le cour de la veille
Les souvenirs visuels
Les rythmes du djumbe
Je manque de chemin pour construire ma danse
Les énergies et les impulsions sont nouvelles
Plus dynamiques, plus instactives
Le flamenco m’aide beaucoup
On me sourit, on me tappe dans les mains
Sensations d’intégration

L’animation se termine
Nous allons mangé
Après deux Mafé
Une sieste s’impose
Réveil pour partir à la classe de danse…

Allons voir un spectacle

« Carnet d’un retour au pays natal »
Aimé Césaire
Jouer à la perfection par Jacques Martial
Compagnie de la Comédie Noire

Seul portant le texte
De sa condition de noir
Appel de révolte
Répugnance d’une situation
Oppression des populations
Misère de l’Humain
Bétisse de l’Homme

Les mots résonnent, l’air se remplit de couleurs, les formes de la poésie investissent l’imaginaire
La voix en est la clé
Ouvrant des univers inconnus
Être touché d’un coup
D’une compréhension
D’une sensation d’écoute
Du temps d’autres Hommes
Subissant la vie
Luttant contre la mort
De faim et de froid construisant leurs rêves
Harmonie des craintes de tout les humains

Je suis conquit
Acteur fabuleux
Son corps est de vent, de pierre, de feu
Sa voix de fer, de plume, d’argent
Présence à l’espace
Dilatation de son être
S’abandonner aux mots, aux temps…

Maria

Ce matin, j’ai du temps
Je reste à la maison
Jouer avec Maria
Avec un ballon
Inventer des jeux
Rigoler de rien
Se courir après
Tirer le ballon à qui l’arrachera
Tomber sur les fesses
Cacher le ballon
Jouer la comédie
Ne pas le trouver
Faire des têtes, des passes
Le mettre sur la porte
Tel le seau d’eau
Et il ronbondit
Sautons à la corde
Et tout doucement
Papier déchiré
Dessiner à deux
Des tableaux abstraits
Pour reprendre des forces avant le repas

Direction le CCBS

Retrouvons l’arbre, les amis
Maitre Jo n’est pas là
Je l’attend…
Je commence mon échauffement
Je commence à danser seul
Improvisation par collage
Copier, répéter
La compagnie « Pazapa » m’ouvre ses portes
J’accompagne leurs répétitions
Improvisation dansée

Festival du film de Dakar

Rendez-vous à la Place de l’Indépendance
Classe de cinéma avec Felix Samba NDiaye
Un grand réalisateur sénégalain
Histoire d’un parcours
De son apprentissage
A sa reconnaissance
Entre Europe et Afrique
Transmission à la nouvelle génération

Une quizaine d’Africains sont présent
Vienent les échanges, les questions, les point de vues…
La place de l’artiste et du cinéma
Son rôle politique, son engagement
Quelles utopies aujourd’hui ?
Sans espace de diffusion
Fermeture des ciné-clubs
Cinémas transformés en hôtels de luxe
La télévision comme espoir ?
Invasion des séries brésiliennes, du cinéma américain
Manque de protectionnisme
Système néo-libéral imposé par l’occident
Le manque de moyen est flagrant
Pas d’écoles professionnelles
Pas d’archivages, de documentation
Quelques initiatives cependant
Les 24h du cinéma tout les vendredi au CCBS
Les projections régulières à l’Institut Français
Mais cela reste difficile pour les jeunes réalisateurs
Peu organiser, sans moyen de pression
Ils se retrouvent souvent seul face à un système qui les ignorent
Vaste projet que le dévellopement du cinéma au Sénégal
Espéront que la première édition du Festival de Dakar
Sera une première pierre à l’édifice
Pour une prise de conscience…
Pour une reconnaissance de l’Art…
A sa juste valeur.

Nouvelle habitation

Ce matin
C’est le jour du départ
Je quitte la famille
Merci pour l’accueil
Merci pour ces deux semaines reposantes
Direction une chambre à Hann Village
Faire son sac, dire aurevoir
Prendre un taxi, poser son sac…
Nouveau lieu de vie
Temps d’installation
Fixer les espaces dans un 15 m²
En mini comme en dinette
Jouer dans la vie comme étant petit
J’aime ma nouvelle chambre
Mes envies se révèlent
Du temps à moi
Ecouter de la musique
Boire du thé en bouquinant
Rester trainer, profiter du temps
La porte, la fenêtre grande ouverte
Des enfants passent la tête…