Grenade et le Flamenco

Granada : dernière semaine

Du lundi 27 octobre au lundi 4 novembre.

Lundi… La machine est bien huilé. Rendez-vous 13h à la Plaza Bib. Nous jouons 30 minutes devant les terrasses, devant la Cathédrale…et nous recommençons. Cela dure 2 ou 3 heures… le temps de changer de place, discuter, fumer une clope, rigoler, dire bonjour…les temps de danse…les temps d’attente quand on joue déjà sur la place. Je gagne assez pour vivre, environ 20 euros. Cela fait 1 semaine que je vis uniquement des spectacles. Nous commençons à mieux nous connaître, on travail mieux, on s’écoute plus. On se permet des dérives, la musique et la danse s’ouvrent. Je me permet plus de liberté, je retrouve la danse contemporaine, la danse de la pluie… Zevik passe par le Jazz, le Reggae… On s’amuse. Nous prenons plaisir. Je frappe le sol, sans doute un peu trop fort, mon tallon se casse. La journée est finit. Un peu dégoûté. J’irais demain j’ai le cordonnier. Nous allons chez Zevik, essayer de mettre des photos sur internet…ça rame, ça bugg… J’ai un mauvais rapport avec la technologie que je ne connais pas. Manque de patience, je clique partout, j’ouvre cinq fenêtres… J’éteind l’ordi, je le rallume, je m’énerve, je n’avance à rien…Manque de méthode. J’écris à mon frère.

Zevik m’amène dans un bar flamenco. « Bar Estrella » proche de la Plaza Nueva. Nous entrons, je m’assoie au bar. Une femme s’assoit prêt de moi. Teresa est italienne. Elle apprend le flamenco et l’espagnol pour quelques mois. Elle est arrivée il y a peu. Le concert commence. Nous nous sourions.Son bras sur ma jambe, chaleur de son corps. Sans un mot, doucement, nous nous rapprochons. Attirance commune, le temps d’un moment. Zévik nous quitte. La ville est à nous. Tout devient plus flou. Il n’y a plus quelle. La lumière s’éteint, mes lèvres sur les siennes, bisous dans le noire. Je la raccompagne. Bisous. Aurevoir. Je t’appel demain.

Mardi… Doux rêves des amours naissant percent ma nuit. Le coeur en émoin, je pense à ce soir. Premier rendez-vous. Peur de la revoir. Serais-je à son goût. Où aller, boire le premier verre. Mes idées se croissent dans les rues dessertes. J’arrive chez le cordonnier. Vieille homme que je ne comprend pas. J’ai l’impression qu’il ne m’aime pas. Je me fait petit, je tend mes chaussures. Repassez demain.

Je rentre. Vésu est dans le salon, écoutant de la musique. Elle travail sur un devoir de fac. Elle vient de Madrid où elle a fait ces premières années d’études politiques. Elle a rencontré Francesco en italie pendant une année érasmus. Elle fait sa cinquième années à l’université de Granada. Elle est calme, posée, passionnée. Son copain Fransesco vient de Bologne. Il l’a suivi à Madrid, puis à Granada. Il n’est pas là. Il cherche du boulot. C’est un peu la pénurie. A part dans les restos…c’est un peu la galère. Tu ballance tes CV partout… Tu attend que le heureux hasard le mette sur le haut de la pile. Bref Fransesco n’a toujours pas trouvé. Voilà le couple magique qui m’accueille depuis 3 semaines. Nous mangeons ensemble. Elle a préparé des lentilles, carottes, chorizon végétal.

Je pars rejoindre Jesus pour son cour de flamenco. Aujourd’hui « Allégria ». J’apprend en enseignant, je clarifie les choses. Le passage d’élève à professeur est très interressant. Je vois bien mes laccunes…mon manque de technique des pieds et le ryhtme. Ma voie ne permet de transmettre un mouvement précis. Il faut les temps, les dynamiques, les rythmes de façon claire et précise. Après se pose la question de l’interprétation.

Je pars en classe de flamenco. La première heure se passent bien. La « Farruca » me plait beaucoup, j’aime sa précision.La netteté des lignes, les pirouettes, les accélérations, le travail des appuis, les contre temps, la gestion chant-guitare. C’est un art complet. Presque parfait.

Fin de la classe de 18h-19h. Je bois dans un bidon de 5 litres, seule source d’eau de la cueva. Une peinture blanche recouvre la pierre en voute, les murs sont creusés dans la terre calcaire. Quelques lampes marocaines diffusent une lumière douce. Un vestiaire pour femme sur la partie gauche. A droite un bar en pierre. Quelques chaises pour les musiciens. Un stéréo pourrit qu’elle utilise jamais. Roberto à la guitare. Pablo au chant. Pressy au Palma. Une femme est au comptoir. Allucination. Image de Teresa. Je cligne des yeux. Non, ce n’est pas elle.

La deuxième heure commence. Des bruits de pas, une ombre derrière moi. Je me retourne. Terese est là. Je ne comprend pas. Je suis troublé. « Paso de toda la vida ». Je suis devant. Elle dans mon dos. Je ne la vois pas. Pressy nous arrête. « Le niveau est trop élevé pour toi ! ». Teresa s’assoie. Le cour continue. Elle restera là, bloquer sur sa chaisse. Pressy ne l’aime pas. Un « Allégria » et je la retrouve. On se sert la main. Contact glaciale de sa joue. On se dit aurevoir comme à tout jamais. Illusions perdu. Passion d’une nuit. Rêve d’un jour. La vie continue. Je rentre seul avec Jesus. On retrouve ses amis, au Bar « Poë » c/Paz, très bon tappas. Et notament un photographe, Pablo Trenor. Il veut mettre en place un centre alternatif d’étude de la photographie sur Granada. Il me connais de Barcelona, photos prise sur La Rambla. Coup de chance, heureux hasard. J’espère le revoir un jour. Je rentre à l’appartement. J’ouvre la porte. Trois américaines dans le salon. Elles viennent de France où elles étudient les sciences politiques. Elles parlent français et un peu espagnole.Et bizarrement ça ne me dérange plus du tout de parler anglais. Je prend plaisir à les rencontrer. Elles sont un peu jeunes mais rigolote. Elles veulent absolument manger un tappas. Nous allons au bar « Elvira ». J’y retrouve Jesus et tout ses amis. Soirée révolutionnaire avec le photographe…remise en cause de tous les fondements de notre société, des moeurs, des gens bien pensant…toute les utopies qui peuvent bien passées dans la tête d’un jeune artiste.

Mercredi… Allons retrouver mon cher cordonnier à Albaycin. Il m’a dit de passer à 13h. Je rentre dans son garage. Mon tallon s’agrippe à ma chaussure avec des fils de colle. Visiblement, elle n’est pas prête. Il me dit dans 30 minutes. Je me ballade jusqu’au mirador. Les montagnes sont blanches de la neige tombée. L’hiver est passé cette nuit. Le soleil illumine un ciel dégagé. Des musiciens sur la place se retrouvent, improvisent…Guitare, violon, violoncelle… Les touristes toujours en short sortent leurs appareil et lancent une pièce. Des photographes mitraillent la scène, la mangeant jusqu’à la sève. Les stands des hippies se lèvent tranquillement, les bijoux, les petites peintures… La musique continue. Je profite du moment présent. Super moment de flamenco. Je retourne pour ma chaussure. Le tallon est fixé 1 millimètre en dehors de la semelle. Quand j’était venu pour clouter mes chaussures. Le travail avait été baclé. Je me demande pourquoi je suis revenu. Bon, ça coute 2 euros.

Je redescend vers le centre, je rentre dans la fac, internet gratuit, je regarde mes mails.

« Bonne fête Simon ! » Merci la famille. Merci Papi, Mami.

J’écris les réponses. Je pars vers Sacromonte, pour la classe de flamenco.

Classe de 18h-19h. Six ou sept personnes, seulement des femmes. Il n’y a que trois danseurs : Juan, le niveau supérieur; Jesus, mon élève; moi au milieu. On commence avec la technique, dans cette classe elle va plus vite. « Cordination avec les bras », des pirouettes…on passe rapidement à la « Farruca ». Pendant 45 minutes, nous répétons une chorégraphie de Farruca. Elle grandit au fil des cours, ajoutant au fur à mesure les nouveaux éléments. L’objectif est d’arrivée à la fin de la Farruca vendredi qui vient. La salle de classe est assez petite. 15 mètres de long pour 4 mètres de large. Un plafond bas. Nous travaillons en deux lignes. La ligne de devant, ligne 1 est pour les confirmés. La ligne 2 est pour lmes débutants. Il y a aussi un classement dans les lignes. Dans la ligne 2, celui le plus prêt de Pressy est meilleur. Dans la ligne 1, les meilleurs sont au milieu.Tomomi ou Juan ceux qui dansent à « Up Setter » le dimanche . Dans classe de 18h-19h, je suis au fond de la ligne 2. Dans la classe de 19h-20h, je suis à gauche de Tomomi. Classement de La Pressy.

Je rentre à l’appartement. Ce soir je vais au théâtre. Voir « (Not) a love song » de Alain Buffard.

« Je viens avec toi » dit Francesco en s’habillant. Nous partons au « Teatro Alhambra ». Il rachète une place à 8 euros. Nous nous installons. La scénographie est sympa. Un peu design, tout en blanc, chaises maquillages, estrade avec canapé, espace musique devant. Il n’y a pas de rideau, ça ne se fait plus. Un homme se ballade sur la scène. On vont qu’il n’est pas en joue. Mais pourquoi t’es là ? Il se croit chez lui… Blague avec le musicien, tire la langue, se gratte les fesses et la tête. Gestes du quotidien mise sous la loupe de la scène. Vrai-faux début de pièce. Cela me laissera un dégoût de Miguel Gutierrez, danseur américain qui chante plutôt bien. Un guitariste avec lui attend. Autant les mettre en coulisse ! C’est quoi ce sacrillège un touriste sur la scène. Je ne comprend pas cette mode de montrer que c’est du théâtre…on sait, on est là pour ça. Respectons un peu plus le public… Voilà sur quoi je commence le spectacle ! Et après, ils chantent, il y a du rythme, c’est parfois drôle, c’est un peu critique, c’est bien construit en général, c’est du bon travail mais… ça ne me touche pas, je m’emmerde à moitié, le danseur m’énerve, les rythmes se répètent, les déplacements sont vides. Je comprend de moins en moins le rôle du théâtre dans nos sociétés hypermodernes. Nous allons mangé des tappas au « Café Europe », dans Realejo. Ils ne sont pas trop mal. On discute danse. Francesco connait surtout le hip-hop. Je lui explique vaguement l’histoire de la danse contemporaine. Les évolutions depuis les débuts du 20ème siècle. Je m’aperçois que j’ai un peu oublier. Je la connaissais bien en sortant de la fac d’histoire, ça reviendra quand j’y remettrai le nez…

Nous rentrons, retrouvons Vésu. Regardons « Hair ». Bon exemple des débuts de la danse contemporaine…la danse moderne américaine…la Judson Church, le début du contact-impro, les performers, les luttes politiques, la libération des moeurs, des corps… Nous la retrouvons dans la danse contemporaine. Le mouvement vient de la personne, c’est la découverte de ses propres mécanismes qui crée la danse… La danse ne s’enseigne pas, ne s’apprend pas, elle se libère, elle se découvre. Individualisation de la danse.

Jeudi… J’ai mal dormit. Beaucoup de cauchemar. Sommeil tracassé, agité. J’ai mal à l’épaule. Je rejoint Zevik. Le soleil me rechauffe. Il est là, comme d’habitude, sur le banc, jouant quelques accords. Je suis fais la bise. J’enfile mes chaussures. Un peu d’échauffement. Installer l’étui de la guitare. Y placer quelques pièces pour inviter les prochaines. En face, trois terrasses. Un café cerné par deux restaurants. Interdiction de passer sur leur terrase. A droite un autre restaurant. Quelques bancs et les passants. Voilà notre public. Zévik joue sur un banc en pierre surmonter d’une magnifique lampe sculptée. Le sol est en dalle. Le soleil dans mon dos. Il est 13h15. Nous commençons. Un bulleria qui tourne farruca, une allégria devenant reggae, un petit tango raté, un soleare… Je m’y perd. Je rigole. Bonne ambiance, et ça marche. Les personnes s’assoient pour écouter et regarder. Nous sommes dans notre élément. Je passe la guitare, je frolle les terrasses des restaurants… Nous rentrons à l’appartement pour boir un thé. Impression des samedi soir à Rennes avec les « Os Parleurs ». Satisfaction de l’action passée. Fatigue et joie. Nous mangeons un bout. Zévik nouys laisse. Je reste avec Francesco, écoutant de la musique, lisant « Madame Bovary »…elle m’ennerve, je la trouve potiche, engourdie, je la plaint, j’espère pour elle…bizarre. Nous sortons pour aller sur internet. Cour d’espagnol, email et un peu de musique. Francesco trouve des cours de Yoga gratuit. Je n’ai pas la force de l’accompagné, je reste avec la Bovary, un verre de vin et du jazz. Elle me met hors de moi…

Vendredi… Je finis « Madame Bovary ». Très bon livre. J’ai envie de la maudir. Je la comprend, elle me touche. J’espère ne jamais être véleitère comme elle. Je m’occupe du site, je tente de mettre des photos en lignes, ça marche plus ou moins.

Dernière classe de Flamenco. Depuis 6 semaines, trois fois par semaine, je dansais à Sacramonte. J’ai prévu de partir mardi à Jerez-de-le-Frontera retrouver Neva. Je me sens libre. Je peux enfin me débarrasser des restrictions que je m’imposais par discipline. Je danse librement la « Allégria », avec joie, mon coeur se réchauffe, je me fais entraîner. Je réalise les freins inutiles qui me retenaient : le manque de passion. Je remercie Pressy. Je la verrai la dernière fois dimanche à « Up Setter ».

Je passe chez Jesus après la classe. Il m’offre à manger. Nous discutons voyage, me parle du Maroc, d’un de ses amis, Khalid qui vit à Azrou. On le contact. Je suis le bien venu si je passe par là. Je pense aller le voir. Nous partons pour un soirée Halloween dans l’ancienne maison de Zevik. Elle est dans Albaycin, occupée par 18 jeunes qui parlent tous anglais…ça ne m’étonne que moyennement… C’est pour cela que Zevik l’a quittée. On s’amuse bien, Francesco me peint le haut du corps avec du maquillage noire. Rêve sur le corps peinture, image de notre corps lors du mouvement… Délire sur la photo en tant que chose morte qui infeste nos vies, nos imaginaires. Je rentre tard de cette soirée festival.

Samedi… Réveil de lendemain de soirée. Mon corps est fatigué. Paresseux tournant tout doucement sur le dos puis le ventre, s’endort tranquillement. Jusqu’à 16h, profitant de ces instants précieux sans aucune contrainte. Francesco m’a acheté un falafel. Nous regardons « Amélie Poulain ». Toujours aussi touchant même en espagnol. Puis construction d’un jeu d’échec. Mes instints d’animateur sont réapparut. Je fais la grille. Francesco démoli une bougie, ramasse un sucette, deux bonbons et deux pièces. Equipe rose bonbon. Objects s’enfonçant dans la cire percé. Une boîte de cordon bleu congelé, je découpe des figures Star War. Mon équipe est moche mais elle est plus forte. Marion nous rejoint. Soirée échec, Jazz et vino tinto. Petit film en fin de soirée « Les infiltrés ». Journée sans être sortit. Au lit.

Dimanche… Un plan de Francesco. Aller méditer dans un temple de 12h à 15h. Bonne idée.

Allons-y. Nous partons à 11h45 de l’appartement. On réalise que le temple est à l’autre bout de la ville. Nous continuons à chercher malgré tout. Impression d’une bande rodant dans la ville par un beau dimanche froid et ensoleillé… Francesco marche aux informations, posent 10 fois la même question, les reponses varient, on est bien perdu. On trouve un caddi. Marion monte dedans, on la pousse, on essaie de lui faire peur. On a un nouveau joue. Longue ballade en caddi. Chacun notre tour dans la petite voiture. Je retrouve mes 16 ans dans Thorigné-Fouillard quand l’on marchait vers un autre banc. Nous arrivons à la bordure de la ville. Les montagnes au loin, paraissent bien plus proche. Moins de maisons. L’horizon se dégage. Il est 15h30. Petite pause s’ompose. Dans un pub anglais, nous nous installons. Une bonne bière. La « Alhambra » et la « San Miguel », les bière d’ici, ne sont pas mauvaises, elles n’ont pas de goût. On joue au carte toute l’après-midi. On ressort…il fait noire, il est sept moins le quart. Le changement d’heure en coupable du décalage brutal. Nous allons à « Up Setter » pour la Jam de Flamenco. Même équipe, moins de monde. L’entrée, 5 euros pour 2 bières, doit être le coupable…Je dis aurevoir à Pressy, Tomomi, Pablo et Roberto. A bientôt les amis et bonne continuation.

Retour chez Francesco, il nous cuisine un plat assez spécial avec tortilla et biscotte mayo. Pas si mal. Francesco fatigué reste devant un film. Je sors avec Marion au « Booga », pour la jam jazz. On retrouve Zévik. Je discute beaucoup, je regarde peu la scène. Je rentre après le concert.

Lundi… Dernier jour sur Granada. Je pars demain pour Jerez-de-la-Frontera retrouver Neva. Je passe chez Zevik pour faire une corvée : mettre en ligne nos vidéos. J’y passe toute la journée. Vers 19h, avec fierté les photos et les vidéos de Granada sont en ligne. Combat contre la technologie. Je suis content d’avoir fini. Nous retrouvons Marion et Francesco au « Nuestro bar » prêt de la Plaza des Torros. Mon premier bar à tappas vec Octavio. Je repasse au bar « El Trastero » en espérant le revoir, je passe le message à Patricia. Reminiscence de mes débuts, de mon parcours, de ma situation actuelle…j’ai fait un sacré bout de chemin en restant à Granada.

Patricia m’offre ma bière, me souhaite bonne continuation. Nous prenons un bus, direction le centre et le bar « Estrella ». Concert flamenco. Je retrouve Teresa. Nous nous expliquons. Soirée agréable avec une chanteuse fabuleuse. Nous partons pour « Eshavira », trois misiciens de Jerez occupe le fond du sous-sol. Présage de mon départ ? Je danse sur un chant sur Jerez. Dernier instant dans ce bar que j’ai tant fréquenté. « Eshavira ». J’y ai dansé des nuits et des nuits, entre euphories et déceptions. A bientôt Zevik, merci pour tout. Belle rencontre, belle experience de rue. Merci Marion pour ton accueil, pour ces ballades, ces repas partagés… Merci Francesco pour ta bonne humeur, ton affection, ton innocence…Merci Vésu pour tes chansons, tes discutions, tes plats végétarien…Merci pour tout. Merci Granada.

Demain, c’est le départ. Demain est un autre jour…